08 novembre 2009
A quand le match nul à 2 points ?
Ne comptez pas sur moi pour m'étaler dans des analyses aussi poussées comme tous les quotidiens et sites sportifs qui vont s'en gargariser pendant 2 ou 3 jours sur le match de ce soir. Mais il fallait juste que j'en parle. Pour dire merci peut-être ?
Lyon - Marseille : 5-5 (2-2 à la mi-temps)
Match de dingue, tout simplement. Des magnifiques buts (Pjanic, Govou, Cheyrou, Bastos), des buts de racro (Toulalan en fin de match contre son camp), un penalty généreux mais pas volé (Heinze bouge son bras involontairement en direction du ballon).
Techniquement, ce fut du très haut niveau en première mi-temps. Le début de la seconde fut plus pauvre des deux côtés et les 15 dernières minutes ressemblaient plus à une bataille navale entre deux vaisseaux pirates qu'à un match de foot, on prenait ce qu'il y avait sous la main pour prendre le dessus sur l'autre. Les seuls un peu en dedans furent, logique au vue du score, les deux gardiens, les deux en concurrence pour une place de numéro 1 à la Coupe du Monde.
Mandanda pas souverain et Lloris maladroit (assez rare pour être remarqué !)
Ca nous donne donc un match qui se finit sur le score de 5-5 entre deux des 3 plus grosses équipes françaises, un score jamais vu depuis 1957 pour un Nice-Lille. Le tout dans un championnat de L1 où il y a de plus en plus de buts (et des beaux !), de moins en moins de matchs nuls et où les deux leaders sont aussi leaders de leur poules de Ligue des Champions. Ca fait du bien !
Et dans un match comme ça, on se pose la question de savoir si les matchs "nuls" à partir de 3-3 ne mériteraient pas d'être gratifiés de deux points à chaque équipe au lieu d'un.
Mot de la fin : Merci !
photos : OLweb.fr
06 novembre 2009
1er Grenowalk
Voilà une des 65 photos que j'ai réalisées samedi dernier lors du 1er GrenoWalk organisé par l'association Focus Grenoble dans le quartier de la Caserne de Bonne et de Championnet. Une de mes préférées à vrai dire. Le thème était l'automne et tout au long de la marche équipé de mon bridge, je me suis surpris à adopter un deuxième thème : les reflets. J'adore prendre les reflets, jolis, originaux, malicieux, surréalistes, loufoques.
Vous pouvez constater cela en visionnant mes photos, soit sur Facebook, soit sur FlickR (oui je suis sur FlickR depuis... samedi dernier) pour les allergiques à Facebook, en attendant que j'en fasse un album sur ce blog... peut-être.
De plus, à l'instant, Grenews qui couvrait aussi ce PhotoWalk, vient de mettre en ligne un diaporama d'une vingtaine de photos des photographes présents samedi, je vous invite à regarder aussi cette série. Et même que j'ai été flashouillé à l'insu d'mon plein gré ! Petit clin d'oeil aussi, l'article dans le journal papier de Grenews de mercredi 4 novembre, ci-contre.
Vos impressions ? Sur mes photos et celles du diaporama Grenews ?
03 novembre 2009
Mon non-débat sur l'identité nationale
Eric Besson a un bon dentiste. Avec ses dents qui rayent le parquet depuis qu'il a retourné sa veste au profit du Petit Nicolas (la sous-bouse qui nous gouverne, pas le film abominable qui passe en salle en ce moment), c'est quand même une performance qu'il arrive à sourire encore tout en faisant des Fuck aux caméras.
Eric Besson est un malin qui a lâché une bombe la semaine dernière au sujet de l'identité nationale. Il sait que beaucoup de Français n'ont pas la même définition que lui de l'identité nationale, celle qui est blanche de peau, apprend la Marseillaise à l'école ("qu'un sang impur, abreuve nos sillons!" allez les enfants, c'est la récré, allez vous amuser dans la cour), travaille plus pour gagne plus (et moins voir ses gamins) et applaudit quand des avions renvoient des sans-papiers dans un pays en guerre.
Mais il s'en fout Eric Besson, le but n'est pas de savoir ce qu'est l'identité nationale, de toute façon, ça c'est lui et ses copains qui décideront au final, comme tout le reste. Le but, c'est juste qu'on en parle. Beaucoup. Que les journaux en parlent, occupent le temps de cerveau disponible des Français entre Tournez Manèges et Les Experts. Mais là où il est encore plus fort Eric Besson, c'est qu'il arrive à empiéter sur Internet, vous savez la plus grosse saloperies que les hommes n'aient jamais inventé.
Et ça marche, la preuve, j'en parle !
Le but, c'est juste de détourner notre attention.
Qu'on arrête de parler de Sarkozy qui recycle (bah on lui a dit de faire des économies de papier, il s'exécute) ses discours impunément.
Qu'on arrête de parler de la suppression de la Taxe Professionnelle alors même qu'à droite tout le monde n'est pas d'accord.
Qu'on arrête de parler des engagements écologiques que le régime de Sarkozy n'a jamais tenu depuis qu'il est élu.
Qu'on arrête de parler des sans-papiers qu'on renvoie dans un pays en guerre, alors même que certains travaillent pour l'Etat !
Qu'on arrête de parler de la surpopulation carcérale qui font des prisonniers des hommes plus dangereux, exclus et psychotiques que quand ils sont arrivé en taule.
Qu'on arrête de parler du système judiciaire français, même pas bancale mais complètement absurde qui laisse sortir de prison des criminels multi récidivistes.
Qu'on arrête de parler des banques qui s'en sont mis plein les fouilles grâce aux aides de l'Etat pendant la "crise" qui n'a finalement touché que ceux qui avaient déjà pas grand chose.
Qu'on arrête de parler des dépenses hallucinantes de la France pendant sa présidence de l'UE, avec par exemple presque 200 000€ pour... une moquette temporaire !
Qu'on arrête de parler des hopitaux où médecins, infirmièr(e)s et aides-soignant(e)s font des journées de 10 heures alors qu'ils ont la vie de milliers de gens entre les mains.
Qu'on arrête de parler du chômage qui ne fait qu'augmenter malgré les modes de calculs et surtout de radiations des demandeurs d'emploi absolument scandaleux.
Qu'on arrête de parler de la formation des profs qui se détériore (déjà que c'était pas brillant...) alors que l'éducation et la culture est, selon moi, le garant principal d'une société cohérente.
Je pourrais en pondre des pages et des pages de tous ces dysfonctionnements que chacun subit ou peux subir chaque jour. Mais tout ça on n'en parle pas, ou trop peu.
Et pendant ce temps là, un abruti ordonne, au doigt d'honneur et à l'oeil ce dont les Français et les médias qui les dirigent doivent débattre. Et ça marche...
Y'a des jours où j'ai 100 fois plus honte d'être Français que d'être supporter Grenoblois. C'est dire...
Edit du 4/11 : Je suis sur la même voie qu'un Grand Esprit, ça fait plaisir :-)
02 novembre 2009
Gaëlle Brunet expose Grenoble
Une des artistes qui m'inspirent beaucoup exposera ses photos à l'Espace Rabot, au dernier étage de la librairie Arthaud dans le centre de Grenoble, au mois de novembre. Il s'agit de Gaëlle Brunet ou encore Bleeding Orange comme elle se pseudonomme (genre j'invente des mots moi maintenant) quand elle commente ici ou plus fréquemment sur son propre blog.
Grenoble Daily Photo se fait sa place dans la blogosphère locale, à en voir un nombre de commentaires grandissant avec le temps. Faut dire aussi que les photos publiées quotidiennement (d'où le "Daily", truc de ouf hein ?!) méritent d'être vues admirées.
Cliquez sur les images pour voir les originales.
Une photo de Grenoble par jour, un concept que j'aime beaucoup. Mais qui est déjà pris, donc.
Vernissage le mardi 10 novembre entre 17h30 et 19h.
L'exposition allant du 9 au 30 novembre à l'Espace Rabot, Grand Rue, librairie Arthaud.
30 octobre 2009
GrenoWalk
Demain a lieu le 1er GrenoWalk, j'y serai évidemment. Le GrenoWalk est basé sur le même principe que le WorldWide PhotoWalk de l'été dernier, une petite communauté de photographes se réunissent et mitraillent leur ville du mieux qu'ils peuvent. Le WWPW de Juillet avait eu lieu, par définition, sur toute la Terre et avait débouché sur un concours des plus jolies photos. L'évènement avait beaucoup plu à Grenoble et c'est ainsi que l'association Focus Grenoble a vu le jour et organise ce samedi le 1er GrenoWalk, suivi ensuite de la 1ère Assemblée Générale de l'association.
De jolies photos à venir donc sur ce blog (enfin j'espère), le thème de ce GrenoWalk sera... l'automne. Logique, vu la période. Ils annoncent un temps magnifique et une température très bonne pour demain, j'ai vraiment hâte ! RDV à 14h devant la Caserne de Bonne.
En attendant, une petite photo que j'avais prise lors du WWPW en Juillet...
Et vous pouvez retrouver mes meilleures photos de ce WorldWide Photo Walk dans cet album (et me donner vos impressions dans cet article ici présent ;-) )
29 octobre 2009
Top 10 Octobre 2009
Petit tour d'horizon en 10 chansons de ce qui rythme mes journées d'automne, je sais que vous attendiez ça avec grande impatience... (mais si, mais si...)
1. Heavy Cross - The Gossip
Oui je sais, je découvre The Gossip un peu sur le tard puisque ce groupe est connu depuis des années et qu'il est passé à Musilac sans que ça me fasse tilt. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, j'écoute donc l'album Music for men régulièrement et j'apprécie assez. Et le pompom est donc pour cette chanson Heavy Cross qui arrive à la fois à passer en boite de nuit et à être appréciée par les rockeurs les plus intégristes.
2. Printemps - Coeur de Pirate
Ah oui, ça change hein ? :-) Coeur de Pirate donc que je suis allé voir en concert au début du mois à Grenoble, un excellent moment, tout en douceur, reposant, ça fait du bien. Pour cette chanson, pour la petite histoire, elle parle d'un mec sur qui elle a flashé en 2003 donc, qu'elle a revu ensuite des années plus tard (le destin, tout ça, tout ça...), malheureusement pour elle, de son propre aveu, avec son accent québécois bien marqué : "j'ai pu constater qu'il avait... très mal vieilli !" Une artiste à voir, à écouter et à réécouter.
3. Nothing to do with you - Emilie Simon
Il parait que c'est une reprise de Kate Bush ? Il faudrait me trouver cette version. Si effectivement ça ressemble à Kate Bush, Emilie reconnait elle-même qu'elle s'en est beaucoup inspiré, cette chanson reste exceptionnelle je trouve. Dans cet album Emilie Simon se lâche un peu plus vocalement, c'est puissant, c'est intense, c'est juste excellent.
4. Bambous - Caravan Palace
Énième titre de Caravan Palace que j'adore. Ca donne envie de danser des chansons comme ça, je regrette vraiment de les avoir loupés en concert.
5. Not fair - Lily Allen
Personnellement j'adore vraiment ce nouvel album de Lily Allen, je prends du plaisir à écouter son Anglais so British et ça, c'est quand même une belle perf ! Tantôt des balades, tantôt des chansons qui bougent un peu plus comme celle-ci, je suis vraiment fan.
6. La menteuse - Carmen Maria Vega
Comme The Gossip, je la découvre vraiment sur le tard alors qu'elle est passée en concert au Cabaret Frappé sans que je l'ai calculé. Une voix particulière, un peu une voix de gamine de collège en train de muer et de commencer à fumer, des paroles drôles, des pétages de câbles musicaux, ça défoule.
7. In your hands - Charlie Winston
Son Like the Hobo m'avait un peu saoulé à la longue, on l'entendait trop à la radio, et puis j'ai découvert Kick the bucket et In your hands qui sont au moins aussi bien que la 1ère citée. Et c'est reparti pour un tour d'écoute régulière du Monsieur au chapeau !
8. I gotta feeling - Black Eyed Peas
La chanson qui bouge bien de ce Top 10, la chanson qui rappelle le flash mob exceptionnel de Chicago, la chanson qui fait danser les étudiants de Québec et aussi la chanson qui passe vraiment bien en boite ! Comme c'est si bien dit dans la chanson : "Party everyday ! Party everyday !!!"
9. Eh eh ! (Nothing else I can say) - Lady Gaga
J'avoue, elle commence un peu à me fatiguer, je l'ai trop entendu cette chanson. Ceci dit, de la découverte de l'album de Lady Gaga (au printemps dernier donc) jusqu'en ce début d'octobre, cette chanson était une de mes préférées de l'album The Fame de Lady Gaga. Qui finalement n'a rien avoir avec Gala car elle a beaucoup plus de talent et de créativité que l'Italienne des années 90. Perso... j'en suis gaga. (elle était facile...)
10. Yes we did - Rose
Dernier ajout au Top 10 ce week-end avec la découverte du nouveau titre de Rose. Un titre qui va surement paraitre fade, insipide pour beaucoup d'entre vous. Sauf qu'en fait, cette chanson a surtout énormément de signification pour son auteur, Rose. Mariée à Bensé en 2008, son amour de jeunesse et inspiration pour pas mal de chansons du 1er album, l'histoire s'est visiblement mal finie car elle fait comprendre dans les interviews actuellement qu'elle a subi récemment "une grosse claque" mais que sa Liste du 1er album restait quand même la liste qu'elle ferait "avec un autre". On comprend là, alors toute la portée des paroles de Yes we did : "On en a vu des candides se marier, des stupides". Rhaa ces mecs alors...
Et vous, vous avez écouté quoi ces deux derniers mois ?
27 octobre 2009
C'est déjà Noël !
A 2 mois du jour le plus commercial de toute l'année, j'ai déjà droit à un petit cadeau de la part du blog Cadeau d'Anniversaire. Dans le cadre du Noël des blogueurs, j'ai répondu tout simplement à une mini interview me demandant quels seraient les cadeaux qui me feraient plaisir et quel avait été le pire jamais reçu. Je vous laisse voir mes réponses dans cet article et en profite pour remercier l'équipe de ce blog tout nouveau-tout beau d'avoir publié aussi rapidement ma réponse (que j'ai dû envoyée dimanche !).
Au-delà de cette petite campagne de promotion réciproque entre blogueurs, je ne peux que vous conseiller de visiter ce blog qui donne d'excellentes idées cadeaux, pour Noël et bien sûr pour les anniversaires... pour tous ceux qui sont souvent en panne d'idées... et j'en connais. ;-)
26 octobre 2009
Le bio appartient à ceux qui se lèvent tôt
...et c'est bien dommage.
Dimanche après-midi, devant mon frigo aux faux airs de Normandie un soir d'hiver, je suis allé faire mes courses en bas de chez moi, au 8 à Huit pour acheter de quoi me nourrir un peu. 8 à Huit, enseigne du groupe Carrefour, mastodonte de la société de consommation pré-fabriquée. Le tout un jour censé être de repos pour (presque) tout le monde. Bouh, c'est mal !
Oui, mais j'ai faim et à 15h, tous les marchés sont clos.
C'est alors qu'il m'est venu une idée, très très bête, très très primitive et égoïste (on s'refait pas) : Pourquoi les marchés bio (ou pas), les producteurs locaux de produits frais et de saison ne pourraient pas rendre disponible leurs productions aux heures où les plus jeunes (et donc l'avenir du pays, hein, un peu quand même) sortent de chez eux ?
A l'inverse, quelle est la situation actuelle ? Les marchés traditionnels ont lieu le matin, et souvent même le dimanche matin, heure à laquelle le jeune fêtard dort/décuve/vomit (rayez la mention inutile). Or, tout le monde sait que la grande majorité des "jeunes" (15 - 30 ans) ont plus tendance à vivre le soir ou la nuit que le matin, on est d'accord ? Contrairement aux plus anciens (+ de 65 ans) qui eux, vivent plutôt le matin et se couchent, avec soin, après le JT de Claire Chazal avec la peur au ventre d'une France délinquante, bande de sales jeunes !
Pourquoi n'y aurait-il pas au moins un marché par semaine à Grenoble (et ailleurs) qui se déroulerait "en nocturne" de 18h à 23h ?
Pourquoi pas ? Il n'y a qu'à voir le nombre de personnes qui sont en ville le soir à Grenoble, n'importe quel jour de la semaine pour être convaincu de la viabilité de cette idée. Si les défenseurs de la "bonne bouffe" veulent vraiment sensibiliser les consommateurs de demain, j'ai du mal à voir une solution plus adéquate que celle-là.
J'attends vos avis sur la question...
25 octobre 2009
Vacances, j'oublie tout... ou presque. 2/3
Deuxième étape de mes vacances estivales, après l'Hérault et Sète, j'ai passé 4 jours, à la mi-aout, avec 4 potes en Ardèche. Alors où en Ardèche précisément ? C'est une très bonne question, je vous remercie de l'avoir posé Jean-Pierre...
Ajout de notre guide touristique du séjour, à savoir Max :
Où en Ardèche Jean Pierre? Tout simplement l'Ardèche du sud appelé
aussi "bas vivarais", caractérisé par ses roches calcaires dans
lesquelles la rivière Ardèche a creusé son lit au cours des millénaire
;) Dans ses paysages se sont formés de nombreuses cavités comme en atteste
le camping des grottes dans lequel on a passé des moments sympa! Un
camping roots a la "Jmenbatslesnutz" qui possède une bonne petite plage
de sable fin au bord de l'Ardèche mais qui subi aussi un embouteillage
de kanoe aux heures de pointes... Qu'importe c'est un très beau lieu
dans lequel il faut rester quelques jours avec comme attraction phare,
ses grottes d'argile dans lequel on ressort golumisé avec la peau d'un
bébé.
Nous étions dans un camping, près de rien et loin de tout, au fin fond des gorges de la rivière donnant le nom au département. Nous étions au Camping des Grottes, sur la commune de... ne rigolez pas... Bidon.
A la frontière entre Bidon et St Marcel d'Ardèche, à la frontière entre l'Ardèche et le Gard, à la frontière entre Rhône-Alpes et le Languedoc-Roussillon et à la frontière entre la vie civilisée et l'Homme des cavernes.
Comme on n'aime pas la facilité, nous sommes arrivés de nuit, hein tant qu'à faire, après avoir bien galéré pour trouver l'entrée du chemin portant le panneau "Camping des Grottes" avec une flèche, au niveau des grottes de St Marcel d'Ardèche. Ce n'était qu'un début... alors que j'espérais, naïvement, vite garer la voiture, près d'un emplacement propre et confortable, nous avons commencé une longue descente aux enfers à flanc de gorge (pas de mauvais esprit svp) !! En pleine nuit, nous avons donc avancé tant bien que mal sur un chemin escarpé, de terre (un peu) et de pierres (beaucoup !), en 1ère, voire en 2nde quand la pente n'était pas trop raide. Après 10 minutes d'angoisse (mais on descend jusqu'où là ?) que le seul qui connaissait le camping avait du mal à calmer, nous avons finalement échoué sur le "parking visiteurs" (sorte de replat douteux où les voitures étaient stationnées un peu n'importe comment) vue l'heure tardive.
Nous sortons "juste" le nécessaire pour passer la nuit et remonterons chercher le reste le lendemain, logiquement. Oui, sauf que le nécessaire pour passer la nuit, composé de 2 tentes, 3 matelas gonflables, 5 duvets et autant de sacs, était un peu plus conséquent que ce qu'on pensait, surtout en considérant le fait qu'on était 3 ou 4 à devoir garder une main presque libre pour tenir les lampes de poches. Booaaarff... allons bon, on est garé maintenant, l'emplacement doit pas être si loin que ça. La bonne blague.
Nous entamions à peine la descente vers le camping (oui oui, toujours la descente...) que nous avons croisé un mec qui s'occupait du camping et qui pourrait nous guider. A la base, dans ce camping, on peut se pointer quand on veut, y'a toujours un peu de place. Sauf ce soir là apparemment, vu la moue qu'a fait le "réceptionniste". Il a donc commencé par nous accompagner à "l'accueil" du camping, après 5 bonnes minutes supplémentaires sur un chemin caillouteux du même acabit que celui que les pneus de la Seat avaient subit. On ne se rendait pas compte à quel point ce chemin était sympa, en fait... par rapport à la suite.

Arrivés à l'accueil, un emplacement s'est révélé libre et nous avons entamé la descente (toujours, toujours...) dans le camping à proprement parlé. Oh My God ! C'était pas un chemin, c'était même pas un sentier, on aurait dit.. rien. Rien en fait, rien ne ressemblait à ce qu'on essayait de suivre là. Pour imager le truc, on dira que, de nuit, c'était à la frontière entre un sentier montagneux hyper raide et de la Via Ferrata, sans cordes, sans assurance, sans chaussures adéquates (les filles en tongues ont du adoré) mais avec des sacs, des tentes, des duvets, de la bouffe... Arrivée sportive ! Après 2 ou 3 autres minutes comme ça, nous arrivons près de ce qui ressemble à une plage, indice rassurant du fait qu'on ne devrait plus beaucoup descendre, et finalement on débarque enfin sur notre emplacement. Caillouteux, comme tout le reste. Heureusement qu'on a des matelas ! Voilà le récit d'une arrivée dans un camping dont je me souviendrai surement toute ma vie !
Le lendemain matin, nous avons pris la mesure de ce qu'on n'avait pas perçu le soir précédent : la beauté des lieux (en même temps, à ce point retiré du monde, pas étonnant !). Dès le deuxième jour, vers midi, nous avons testé la spécialité du camping : la grotte d'argile. Personnes connaissant le terrain et lampes (frontales de préférence) obligatoires ! Sinon, il y a moyen de s'y perdre facilement ! Après avoir rampé, glissé, flippé sous les roches, les spéléos amateurs improvisés que nous étions avons enfin atterris dans des petits bassins dont le fond était constitué d'une couche d'argile de 30 cm dans laquelle on s'enfonçait, le tout dans de l'eau et de l'air à une douzaine de degrés (pour la petite histoire, l'entre de la grotte était
aussi le "frigo" du camping, là où les campeurs venaient entreposer leur bouffe pour que ça reste un minimum frais). Après 15/20 minutes de joyeux clapotis dans l'eau glaciale et l'argile (dont mes potes se sont particulièrement montrés friands !), nous sommes ressortis, déguisés en hommes des cavernes (ou en Tribu des Cheveux Sales pour ceux qui ont vu le film RRRrrr !!!) pour ensuite allés nous rincer dans l'Ardèche qui semblait alors brûlante.
Si tu vas au Camping des Grottes, le bain d'argile est obligatoire !
Le reste du séjour fut plus classique, avec la traditionnelle descente de l'Ardèche et le passage (mon 1er) sous le Pont D'Arc, magnifique oeuvre-d'art naturelle. Nous avons fait aussi quelques restaus excellents et pas trop chers comme le Rez'To, Hameau de St Vincent, 07700, GRAS. Oui, niveau noms de bleds, ils sont très forts en Ardèche !
Un petit mot pour finir sur le prix du camping. Car, certes, y'avait pas grand chose (2 ou 3 douches - froides - pour tout le camping, autant de toilettes, pas d'électricité), pas de commerces à proprement parlé dans le camping (ni autour à moins de 15 minutes en voiture en fait), juste un snack qui sert sandwichs, pizzas et plats basiques à des prix tout juste corrects, c'est pas pour ça que le camping était donné. De mémoire (2 mois et demi après !), ça nous est revenu à 5€ par personne et par nuit je crois. Une petite précision supplémentaire qui peut avoir son importance, le camping est... on va dire "nudists-friendly". La clientèle est assez jeune, beaucoup d'étudiants, des babacools, des jeunes couples avec ou sans enfants et aussi quelques soixanthuitards. Un camping où j'ai jamais vu une telle concentration de hamacs !
En bref, un camping roots ! Très roots !
Idéal pour des lycéens qui veulent fêter leur bac autrement que dans les boites de nuits à 10€ le verre de Vodka-Pomme.
A faire... et refaire !
23 octobre 2009
Buildings ?
La question con du jour : Qu'est ce donc et quel a été leur utilité ?
En mettant cette photo, ça me boostera peut-être pour, enfin, parler du Salon du Commerce Equitable...






















