Chut !

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02 octobre 2008

Un rêve étrange

Pour les lecteurs de la 1ère heure et des blogs précédents, ce texte vous l'avez déjà lu. Je l'ai relu ce soir et j'ai pensé qu'il avait sa place sur ce blog à un moment où mon inspiration n'a d'égale que la présence d'une femme dans mon appart' en ce moment.


" Hier, enfin plutôt toute à l'heure quand je me suis couché vers 2h j'ai fait un rêve bizarre que je vais essayer de retranscrire ici de façon pas trop barbante.

grenobleJ'explique, j'étais en ville, aux alentours des 21h, avec une amie, on se promenait à la recherche d'un bar sympa. On était donc le 25 avril, une température plutôt douce. Et puis au fur et à mesure, la température a commencé à baisser, assez doucement pour qu'on s'en rende à peine compte.
Habillés presque comme en été, quand la température est devenue franchement fraiche, on a alors décidé de rentrer dans un bar se mettre au chaud.
Effectivement, il faisait plus chaud, du fait de l'activité, de la promiscuité avec les gens, et du fait qu'on était à l'intérieur forcément.
Mais la température, dehors, continuait de tomber ! ... de plus en plus vite !
A tel point que l'on commençait à le sentir à l'intérieur du bar ! La température passait alors dans les négatifs à l'extérieur, il commença à y avoir un vrai vent de panique dans le bar, tous affolés, inquiets de savoir jusqu'où ça allait descendre ! Quelques irréductibles, les plus habillés, des fumeurs étaient encore dehors à résister au sort qu'il nous était promis.
givreLa température continuait de descendre encore et encore et de plus en plus vite ! La solidarité se substituant à la panique, nous décidâmes, dans le bar, de faire un feu pour nous réchauffer et, maintenant, pour notre survie pure et simple, tout le monde avait compris que quelque chose de grave se passait et que ce n'était pas parti pour s'arrêter.
Regroupés au fond du bar autour de la lueur orange des flammes, on ne voyait plus dehors, les vitres étaient complètement givrées, combien faisait-il ? -20°, -30°, -50 ?? Les fumeurs inconscients restés sur le seuil du bar n'étaient pas rentrés se mettre à l'abri.
Le temps passait, la température continuait de tomber, les personnes à l'extérieur du cercle formé autour des flammes commençaient à tomber, mortes de froid, puis gelaient dans la minute suivant leur décrochage du groupe.
Le groupe justement se réduisait au fil des minutes, gangréné par la chute des plus faibles, nous n'étions plus qu'une dizaine autour d'un feu réduisant de plus en plus, faute de combustible puisque plus personne n'était capable d'atteindre le bar pour récupérer les dernières bouteilles d'alcool.
J'ai alors eu l'idée, bonne ou mauvaise, je ne sais pas, de changer de stratégie de survie. Immobiles, nous étions condamnés, il fallait bouger ! Mon amie et moi commencions alors à essayer de faire des mouvements amples et désordonnés pour nous réchauffer, les 3 derniers survivants nous accompagnant tentaient d'en faire autant mais pieds et mains gelés les empêchaient de se mouvoir correctement et cela les condamna en 2 minutes.
Nous étions alors plus que deux, mon amie et moi, entourés de cadavres congelés desquels nous avions déjà essayé de récupérer quelques vestes et anoraks.
Mais le froid était plus fort que nous et nous figeait de plus en plus. Certains d'être condamnés, nous nous sommes pris dans les bras et serrés très fort en attendant que notre tour arrive.
Quelques minutes passèrent, le froid se faisait tranchant comme une armada de hâches vivantes...
Mon amie ne survit pas à cette ultime offense et je sentis son corps se durcir sous la pression de -70 degrés meurtriers.

seulUltime offense, car après qu'elle m'ait laissé seul, la température commença alors à croître de nouveau ! Je résistais tant bien que mal au froid toujours persistant, mais de minutes en minutes, il se faisait moins vif.
Après quelques minutes seulement, les corps autour de moi commençait à perdre du givre et à perler ! J'avais alors compris que l'on était passé au-dessus du 0° et décidai de sortir de mon refuge meurtrier.
Il a fallu que je pousse fortement la porte, bloquée par les corps des inconscients restés dehors à braver le froid et figés, la clope à la main.

Je fais quelques pas en direction de la place... j'étais seul. Le dernier."


Commentaires

    Tu te sentirais pas un peu seul dans ta vie par hasard ?

    Posté par nunuche première, 02 octobre 2008 à 12:58
  • _F_

    merci de me le rappeler, si jamais j'avais oublié...

    Posté par Fil, 02 octobre 2008 à 13:12
  • Avec plaisir ! Si on peut plus s'entr'aider en famille ...

    Posté par nunuche première, 06 octobre 2008 à 13:28
  • "J'explique, j'étais en ville, aux alentours des 21h, avec une amie"

    Dès la première phrase, paf, on voit que c'est pas la réalité

    Posté par Merome, 06 octobre 2008 à 17:22
  • Tiens, en ravoyant cet article, je me souviens maintenant du bar dans lequel je me suis réfugié dans ce rêve, c'était Les Frères Berthom, vers la Place Notre Dame...
    oui je sais on s'en fout, mais je tenais à compléter ce détail.

    Posté par Fil, 08 octobre 2008 à 01:12

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